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22 Mai 2010 |
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Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population québécoise - Les infections transmissibles sexuellement et par le sang: l'épidémie silencieuse
Montréal, le 21 mai 2010 - On constate depuis dix ans une nette recrudescence des infections transmissibles sexuellement et par le sang, si bien qu'on peut aujourd'hui parler d'une véritable «épidémie silencieuse». C'est ce qui ressort du Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population québécoise, rendu public par le docteur Alain Poirier, directeur national de santé publique du Québec.
«Quelque 40 000 Québécoises et Québécois, surtout des jeunes, recevront cette année un diagnostic d'infection transmissible sexuellement ou par le sang. Ce chiffre impressionnant n'inclut même pas les personnes qui ignorent qu'elles sont infectées. On a parfois la fausse impression que ces infections sont bénignes et se soignent avec un simple médicament. Elles peuvent pourtant avoir des conséquences aussi graves que l'infertilité, la cirrhose du foie, une déficience immunitaire chronique et différents types de cancer», a fait valoir le docteur Poirier.
On apprend notamment dans le rapport :
- que 15 000 nouveaux cas de chlamydia seront déclarés en 2010 ;
- qu'entre 2004 et 2008, l'augmentation du nombre de cas déclarés de gonorrhée a été cinq fois plus importante chez les femmes que chez les hommes, particulièrement chez les 15-24 ans ;
- que le nombre de cas de syphilis infectieuse est passé d'un par mois en 2001 à un par jour en 2006 ;
- que 18 000 personnes étaient atteintes du VIH en 2008, incluant 386 nouveaux diagnostics ;
- que 32 000 cas d'hépatite C ont été déclarés depuis 1991, surtout chez les personnes utilisatrices de drogues par injection ;
- que 70 % des personnes actives sexuellement seront infectées par le virus du papillome humain au cours de leur vie, et que 20 % contracteront l'herpès génital.
Il existe pourtant des moyens efficaces de prévenir la transmission de ces infections : utilisation du condom ; stérilité du matériel d'injection, d'inhalation, de tatouage ou de perçage ; vaccins contre les virus de l'hépatite B et du papillome humain ; traitement contre le VIH pour les femmes enceintes; autres traitements pour guérir les infections ou réduire la réplication du virus.
«Il faut parler de ces infections et agir. La hausse du nombre de cas exige que tous les acteurs en cause interviennent de façon concertée pour déployer et adapter les moyens disponibles pour prévenir, dépister et traiter ces infections. Je souhaite que ce rapport suscite une véritable mobilisation pour que la lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang devienne une véritable responsabilité collective et individuelle. C'est ainsi que nous pourrons infléchir la tendance actuelle, en faveur de la santé et du bien-être des jeunes, ainsi que des membres de groupes vulnérables aux prises avec ce genre de problème qui, malheureusement, se trouvent souvent sans voix», a conclu le directeur national de santé publique.
On peut consulter dans Internet le Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population québécoise, ainsi que les Faits saillants, à l'adresse suivante : www.msss.gouv.qc.ca/itss
Pour plus d'informations :
Gouvernement du Québec
www.gouv.qc.ca

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