Au début de la cinquantaine (en Amérique du Nord)
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L'oestrogène.
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La ménopause ne représente pas nécessairement une condition justifiant le fait que toutes les femmes prennent des hormones. La décision de prendre ou non un substitut hormonal revient à la femme et doit prendre en considération l'âge de la ménopause, le fait qu'elle soit naturelle ou induite chirurgicalement, l'importance des symptômes et la condition médicale de la femme en cause. Pour beaucoup de femmes qui franchissent le cap naturel de la ménopause, des modifications aux habitudes de vie suffiront à atténuer les symptômes.
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Aucun produit naturel ne couvre toute la gamme des symptômes reliés à la ménopause. Certains s'avèrent efficaces pour les bouffées de chaleur, alors que d'autres améliorent la qualité du sommeil. Par contre, plusieurs produits naturels présentement disponibles sur le marché ne démontrent pas d'effets supérieurs au placebo, pour les symptômes de la ménopause. En général, l'expérience clinique et la recherche démontrent que les femmes qui éprouvent des bouffées de chaleur ou des troubles du sommeil (affectifs) pourront noter une très légère amélioration de leurs symptômes, pour une courte période. Par la suite, l'effet bénéfique semble disparaître. Il faut aussi se rappeler que plusieurs produits naturels sont, en fait, des substances pharmacologiques actives qui peuvent engendrer des effets secondaires importants. Il s'avère donc nécessaire de consulter votre médecin si vous êtes porteuse d'une condition médicale qui nécessite une prise de médicaments, avant de consommer de telles alternatives.
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On estime qu'environ les deux tiers des femmes qui franchissent le cap de la ménopause naturellement présenteront des bouffées de chaleur pour une période variant de 3 à 5 ans. Les symptômes peuvent cependant se prolonger. On note que 20% des femmes de 60 ans et plus, et que 8% à 10% des femmes de 70 ans et plus, pourront encore éprouver des bouffées de chaleur. Pour les femmes qui subissent une ménopause jeune et, surtout, induite prématurément par des médicaments ou une chirurgie, la situation est différente. La majorité de ces femmes présenteront des bouffées de chaleur d'une façon intense, pour une période se prolongeant au-delà de 8 à 10 ans.
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Pas nécessairement. Si vous avez subi une hystérectomie alors que vous étiez encore menstruée et que votre gynécologue a laissé les ovaires en place, vous continuerez à produire normalement vos hormones sexuelles, même si vous n'êtes pas menstruée. Vous franchirez le cap de la ménopause à l'âge normal, qui sera déterminé par votre histoire familiale (mère et sœurs) et vos facteurs personnels.
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Il n'est pas recommandé de prendre des hormones pour prévenir des maladies cardiovasculaires telles que les infarctus ou les accidents vasculaires cérébraux. Bien plus, chez les femmes à risque de présenter de telles maladies, les hormones de ménopause pourraient en augmenter la fréquence.
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Oui, toutes les études démontrent que les estrogènes, à dose couramment prescrite en ménopause, maintiennent l'ossature de la femme et préviennent les fractures d'ostéoporose. Les estrogènes s'avèrent donc un traitement de choix chez les femmes en ménopause qui présentent des symptômes reliés à cette condition et qui, en même temps, sont à risque de développer de l'ostéoporose.
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Pour les femmes qui prennent des hormones de ménopause pour une courte période de 3 à 5 ans, la réponse est non. Chez celles qui doivent continuer l'hormonothérapie au-delà de cette période, il y a un très léger risque supplémentaire de développer un cancer du sein, par rapport aux femmes qui ne prennent pas d'hormones. Ce risque est estimé de 1 à 2 pour 1000 femmes prenant des hormones. Un examen périodique des seins par un professionnel de la santé, couplé à un dépistage par mammographie tous les 18 à 24 mois, contribueront à minimiser ce risque. Pour la femme qui a subit l'ablation de l'utérus et ne prend que de l'estrogène, les risques ne seraient pas augmentés.
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Tout dépend de la raison qui vous a amenée à opter pour ce traitement. En principe, si vous avez choisi l'hormonothérapie pour améliorer votre qualité de vie, en particulier les bouffées de chaleur, votre médecin pourra vous recommander de diminuer la dose ou même de cesser temporairement les hormones pour évaluer la persistance ou la disparition des symptômes. Par contre, si vous avez choisi l'hormonothérapie dans le but d'améliorer votre santé osseuse ou de traiter un problème d'atrophie génitale (sécheresse, etc.) la situation est plus délicate, car vous devrez substituer une alternative médicamenteuse au traitement hormonal.
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Chez les femmes ménopausées qui possèdent encore leur utérus, la prise d'estrogènes pour traiter les symptômes de ménopause doit s'accompagner de la prise d'un progestatif qui prévient le cancer de l'utérus. Le rapport entre les concentrations d'hormones estrogéniques et progestéroniques s'avère très important pour stabiliser la couche interne de l'utérus appelée endomètre. Le ratio varie avec chaque femme et il faut donc individualiser le dosage. Votre médecin devrait viser à prescrire la plus petite dose d'hormones qui traitent vos symptômes et pourra vous offrir le choix entre un traitement séquentiel ou combiné. Si les saignements anormaux persistent, votre médecin verra à poursuivre une évaluation de votre endomètre pour s'assurer qu'aucune cause organique (polype, fibrome ou plus rarement un cancer de l'endomètre) n'est à l'origine de ces saignements.
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Pour éviter la stimulation de l'endomètre (enveloppe interne de l'utérus) et de son cancer.
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Oui, il existe quelques médicaments bien ciblés qui soulagent des bouffées de chaleur et qui ne contiennent aucune hormone, ni estrogène ni progestérone. Ces médicaments ont été bien étudiés. Ils se sont avérés cliniquement efficaces pour les bouffées de chaleur, bien que leur effet soit moindre que celui obtenu avec les estrogènes. Comme tout autre produit pharmacologique, ces médicaments pourront causer des effets secondaires; vous devrez donc en discuter avec votre médecin.
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